Infusion aux fleurs de sureau et mélisse. Cueilleurs Sauvages.

L’infusion: 4 conseils pour profiter de ses bienfaits

Michaël Berthoud Les plantes médicinales, Pharmacie naturelle Laisser un commentaire

Rien de plus simple que de préparer une infusion à base de plantes médicinales: de l’eau chaude et des plantes qu’on laisse tremper. Et pourtant… Certaines perdent leurs vertus à plus de 80°, quand d’autres ont besoin de 30 minutes pour libérer leurs principes actifs. Voici tout ce que vous devez savoir pour préserver les bienfaits de votre infusion thérapeutique.


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Ecrit par Michaël Berthoud, Cueilleurs Sauvages.

Article publié en partie dans le journal de phytothérapie “La pharmacie secrète de dame nature”.

4 conseils pour réussir votre infusion

L’infusion est une manière simple et efficace pour utiliser une plante médicinale. Elle est utilisée pour les parties souples : feuilles et fleurs. Cette méthode traditionnelle a fait ses preuves au cours du temps. Si la plupart d’entre nous la consomment sous forme d’une infusion « bien-être », elle peut aussi avoir sa place dans un traitement thérapeutique.

Infusion de plantain lancéolé. Cueilleurs Sauvages.
Infusion de feuilles de plantain

Mais pour cela, elle doit être réalisée dans les règles de l’art et correctement dosée. N’hésitez pas à consulter un naturopathe ou un phytothérapeute qui saura vous conseiller sur le choix de la plante. C’est notamment très important pour les personnes sous médicaments.

Voici quelques conseils pour infuser correctement une plante et préserver au mieux toutes ses propriétés.

  1. Ne versez pas de l’eau bouillante. Elle doit être entre 80–85°C, et couvrez la tasse ! Certaines molécules aromatiques (comme les huiles essentielles) sont très volatiles et fragiles. En couvrant, vous faites en sorte qu’elles restent dans le liquide que vous allez boire. Sinon, elles partent dans l’air, créant une agréable senteur chez vous, mais ce n’est pas le but recherché.
  2. Le temps d’infusion varie entre 3-5 minutes pour les plantes aromatiques (thym par exemple) jusqu’à 30 minutes pour l’ortie dont il faut plus de temps pour extraire les minéraux. Plus la plante est aromatique, plus le temps sera court.
  3. Si je compte infuser une grande quantité (1 litre), je place la plante dans un grand bocal hermétique et la recouvre d’eau. Pour infuser une seule tasse, j’aime utiliser des infusoires en métal avec couvercle. N’utilisez pas les boules à thé qui sont en général trop petites.
  4. Pensez à vous munir d’une cafetière à piston, en verre. Elle est idéale car elle permet à la fois de couvrir la préparation et de presser la plante en fin d’infusion. C’est parfait pour ne pas perdre une seule goutte !
Une presse à café pour infuser les plantes sauvages. Cueilleurs Sauvages.
Un outil pratique, la presse à café!

Infuser la plante sèche ou fraîche ?

Consultez les ouvrages cités en fin d’article pour connaître le temps idéal d’infusion et les quantités.

Sachez que les quantités dans les livres font toujours référence à la plante sèche!

Vous pouvez également utiliser la plante fraîche, encore pleine de vitalité et de vitamines. Il convient par contre de doubler les quantités, car celles-ci sont constituées en tout cas de la moitié d’eau (certaines jusqu’à 70%).

Et pour les plantes plus coriaces…

Pour les parties plus dures des plantes (tiges, racines, fruits…) c’est la décoction qui est utilisée, car ces parties demandent une chaleur soutenue pour extraire leurs principes actifs.

La décoction consiste à faire placer la plante dans l’eau frémissante durant un temps qui varie d’une espèce à l’autre, en général entre 20 et 30 minutes.

Infusion de feuilles de plantain et de fleurs de sureau noir. Cueilleurs Sauvages.
Infusion de feuilles de plantain et de fleurs de sureau noir, un régal 😉

Quelques idées d’infusions à partir de plantes sauvages

  • Infusion reminéralisante aux feuilles d’ortie (Urtica dioïca), notamment riche en fer et magnésium. L’ortie est aussi recommandée dans le traitement de l’hyperplasie bégnine de la prostate, des douleurs rhumatismales, de la diarrhée et les hémorragies.
    Posologie : mettez 30 à 60 g de feuilles par litre d’eau. Laissez infuser 10 minutes et buvez 3 tasses par jour.
  • Infusion sédative et cardiotonique aux fleurs d’aubépine (Crataegus monogyna et laevigata), pour les troubles du sommeil, l’anxiété et les troubles cardiaques.
    Posologie : mettez 10 à 20 g de fleurs par litre d’eau bouillante. Laissez infuser 10 minutes et buvez 2 à 3 tasses par jour.
  • Décoction de racines de pissenlit (Taraxacum officinale), pour une cure dépurative. L’ESCOP (European Scientific Cooperative on Phytotherapy), le préconise également contre l’insuffisance hépatique et les crises hépatiques douloureuses. Il est réputé pour ses vertus sur le système digestif et est utilisé contre la constipation.
    Posologie : utilisez 25 g de racine par litre d’eau que vous ferez bouillir % minutes, puis infuser pendant 10 minutes. Buvez un bol, 15 minutes avant chaque repas.
  • Infusion de semences d’angélique (Angelica sylvestris), avant un repas pour préparer la digestion, ou après comme digestif.
    Posologie : mettez 10 à 15 g de graines par litre d’eau chaude et laissez infuser 10 minutes. Prenez-là après le repas en cas de troubles digestifs et une demi-heure avant le repas pour ses propriétés stimulantes [1].

Passons à la pratique!

Vous désirez en apprendre plus! Etre capable de reconnaître les plantes médicinales dans la nature de pouvoir fabriquer vos remèdes par la suite?

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Références

Vous trouverez les posologies de bien d’autres plantes à infuser dans les ouvrages suivants :

  • [1] Delpart, Catherine (dir.), Le petit Larousse des plantes qui guérissent, 2013.
  • Paul-Victor Fournier, Dictionnaire des plantes médicinales et vénéneuses de France, Omnibus.
  • Dr. Jean Valnet, La phytothérapie, Se Soigner par les plantes, Le livre de Poche, 2001.
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