4 fruits sauvages à cueillir en automne et en hiver

Michaël Berthoud Cueillette des plantes sauvages 2 Comments

Cenelles, genièvres, cornouilles, sorbes… Dès la fin de l’été, de nombreux arbres et arbustes égaient les haies et les lisières de magnifiques fruits sauvages. Une nourriture importante pour nos amis ailés qui, si prélevée de manière respectueuse est un plaisir gustatif sans pareil! Voici 4 fruits sauvages, qui se récoltent même en hiver!


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Ecrit par Michaël Berthoud, Cueilleurs Sauvages.

Genévrier commun

Juniperus communis

Le genévrier est un arbuste commun dans toute l’Europe. Il pousse dans les coteaux ensoleillés, les landes et en montagne jusqu’à 3000m d’altitude où on le rencontre sous une forme naine. Ses aiguilles sont pointues et très dures, parcourues d’une ligne blanche sur leur face inférieure.

Les baies murissent après 2 ou 3 ans. Elles passent alors du vert au bleu foncé, et se munissent d’une pellicule cireuse protectrice appelée pruine. Leur récolte est assez ardue à cause de leurs aiguilles qui font mal aux mains. Placez un linge ou un parapluie sous l’arbre et secouez-le avec un bateau, les baies mûres devraient tomber et vous éviter des blessures, ou des découragements.

Les baies sont sucrées et très parfumées. Diurétiques et digestives, rajoutez-les dans vos plats mijotés ou mangez-les telles quelles. Elles entrent dans la préparation de nombreuses liqueurs. Découvrez la recette de ma limonade fermentée aux baies de genièvre.

Vin digestif aux baies de genièvre

Faire macérer 30 à 60g de baies dans 1L de vin blanc durant 1 semaine.

Presser et filtrer.

Ce vin digestif peut être pris avant les repas pour préparer la digestion ou après en cas de flatulences.

Eglantier

Rosa canina

L’églantier est le rosier sauvage. En fait, il en existe de nombreux dont la différence est ardue à observer. Sachez simplement que tous les rosiers sauvages, ainsi que les rosiers domestiques s’utilisent de la même manière.

Leurs fruits, appelés cynorhodons, sont comestibles. Les fameux “gratte-cul”, dont le nom vient des poils qu’ils contiennent, irritant pour tout le système digestif, de la bouche à l’anus, d’où leur nom 😉 Prenez garde également à ne pas vous gratter les yeux!

Dès la fin de l’été, alors qu’ils sont encore durs, je les casse en deux, j’enlève les graines et les poils, et mange la chair. Plus tard, après les gelées les ramolissent et ils deviennent mous.

Les cynorhodons sont parmi les fruits sauvages qui contiennent le plus de vitamine C. Un seul suffit à couvrir vos besoins journaliers! 

Découvrez un article complet sur ce fruit!

Cynorhodons. Cueilleurs Sauvages.

Aubépine

Crataegus monogyna aggr

L’aubépine est aussi appelée “épine blanche” en raison de ses magnifiques fleurs printanières. C’est un arbuste épineux appartenant à la même famille que l’églantier, les rosacées. Il est commun en lisière de forêt en plaine.

L’infusion de ses fleurs est un remède reconnu pour les troubles cardiaques. Cardiotoniques, elles sont utilisées en cas d’arythmie cardiaque, de palpitation et de troubles émotionnels.

Les baies, après fécondation, nous offrent un joyau de l’automne, les cenelles. Ce sont de petits fruits sauvages, farineux et sans goût apparent, inintéressant à manger tel quel, mais qui parfument agréablement gelées, pâtisseries et autres boissons pétillantes. 

Boisson fermentée aux cenelles

Cette boisson est légèrement alcoolisée et pétillante. Vous pouvez rajouter quelques cuillers de sucre pour assurer la fermentation.

  1. Placer les cenelles dans un bocal et recouvrir entièrement d’eau.
  2. Attendre 5 à 6 jours à température ambiante en remuant régulièrement. La fermentation va commencer, des bulles vont apparaître. 
  3. Filtrer et conserver au frais.

Sorbier des oiseleurs

Encore un arbre de la famille des rosacées, la grande famille des arbres fruitiers. Le sorbier des oiseleurs tient son nom du fait que ses fruits, les sorbes, sont appréciés des oiseaux. Les oiseleurs (ceux qui capturaient les oiseaux sauvages) en profitaient donc pour les utiliser comme appât.

C’est un arbre commun de la pleine à la montagne, dont les grappes de fruits de couleur rouge orange le rendent très visible au milieu de la blancheur hivernale. Ses fruits mangés tels quels sont très amers, mais sont très intéressants consommés sous forme de sauces salées et en chutney.

Sauce aux sorbes

Cette sauce se marie bien avec les viandes, la chasse ou tous autres plats relevés

Recette

  1. Faire revenir 2 bonnes poignées de sorbes dans de l’huile d’olive. 
  2. Les cuire jusqu’à qu’elles explosent.
  3. Presser et passer au moulin à légumes, à travers un tamis ou un presse-purée pour ne garder que la sauce. 
  4. Condimenter avec sel et poivre

Pour une version aigre-douce, rajouter le même poids en sucre que celui des sorbes.

Cueillette durable

N’oublions pas que ces fruits sont une ressource importante pour la faune, notamment pour les oiseaux. Alors comme toujours, récoltons modérément, uniquement ceux qui se trouvent à portée de mains et laissons le reste en place. Respecter les règles d’or d’une cueillette respectueuse.

Passons à la pratique!

Pour découvrir ces fruits et bien d’autres en nature, mes cours au Chalet-à-Gobet sont idéaux. Nous y découvrirons plusieurs arbres sauvages, ainsi que de nombreuses plantes. Consultez le calendrier pour voir les dates disponibles.

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Michaël Berthoud

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Je suis passionné par les plantes sauvages et leurs usages depuis dix ans. Laissez-moi être votre guide pour bien démarrer dans ce monde passionnant. Je vous donnerai de bons conseils et des critères sûrs pour débuter ou confirmer vos connaissances.

Commentaires 2

  1. Bonjour,
    J aimerai m inscrire pour la cueillette de fruits le 19 octobre, mais n arrive pas à réserver,
    De plus si vous avez un désistement pour la journée d octobre au chalet à gobet, cueillette et préparation, suis preneuse ?
    Bonne soirée
    Brigitte Nowbuth

    1. Post
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