Crepes fermentées aux plantes sauvages. Cueilleurs Sauvages.

Crêpes fermentées aux plantes sauvages

Michaël Berthoud Cuisine sauvage 2 Comments

Voici une recette originale et savoureuse de crêpes fermentées. La fermentation est un procédé ancien de conservation des aliments. Elle a aussi la propriété de les rendre plus digestes et d’être bénéfique à notre flore intestinale. Cette recette permet d’avoir un apport sain en céréales, et plaira aux personnes en régime sans gluten. Associée aux plantes sauvages comestibles, c’est un trio gagnant: sans gluten – fermenté – sauvage. 


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Ecrit par Michaël Berthoud, Cueilleurs Sauvages.

1. Réhydrater les céréales 

La réhydratation des céréales et oléagineuses permet de commencer le processus de germination. Elles deviennent ainsi plus digestes, et selon certains, meilleures pour la santé grâce à la transformation de l’acide phytique qu’elles contiennent qui inhiberait l’absorption des minéraux comme le fer [1].

– Placer 200g de grains de petit épeautre complets dans une bassine avec 300mL d’eau. 
– Laisser tremper durant une nuit. 

2. Fermentation de la pâte à crêpes

Le lendemain, nous mixons et rajoutons une levure qui va permettre d’initier la fermentation. 

– Rajouter 1 œuf et 1cs de bouillon miso ou de levure sauvage.
– Mixer le tout au blender.
– Couvrir d’un papier et laisser fermenter à température ambiante jusqu’à l’apparition de petites bulles (entre 4-10h selon la température et les aliments utilisés).

Une fois la fermentation active (apparition de bulles), placer au frigo. Vous pouvez conserver votre préparation environ 1 semaine.

Testez avec d’autres céréales 

J’ai testé cette recette avec du sarrasin, du quinoa… faites-vous plaisir!

3. Cuire les crêpes fermentées

La pâte à crêpe se cuit sur une pôle, à la manière habituelle. Vous pouvez y incorporer des condiments sauvages comme le carvi, les fruits de la berce ou des plantes sauvages préalablement cuites.

Rajouter les plantes sauvages 

– Cuire du chénopode blanc dans l’eau salée. Jeter l’eau et renouveler l’opération. Ceci à pour but d’enlever les oxalates libéré par la cuisson du chénopode.
– Hachez-en une petite partie que vous rajoutez à la pâte à crêpe.
– L’autre partie servira de farce. 

A servir sur des feuilles de tussilage et attacher avec un brin d’herbe pour un plus bel effet!

Crepes fermentées aux plantes sauvages. Cueilleurs Sauvages.

Références

[1] Richard F Hurrell, Manju B Reddy, Marcel-A Juillerat, James D Cook, Degradation of phytic acid in cereal porridges improves iron absorption by human subjects, The American Journal of Clinical Nutrition, Volume 77, Issue 5, May 2003, Pages 1213–1219, https://doi.org/10.1093/ajcn/77.5.1213

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Michaël Berthoud

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Je suis passionné par les plantes sauvages et leurs usages depuis dix ans. Laissez-moi être votre guide pour bien démarrer dans ce monde passionnant. Je vous donnerai de bons conseils et des critères sûrs pour débuter ou confirmer vos connaissances.

Commentaires 2

  1. Je vous ai découvert sur Instagram et j’adore tout ce que vous faites ! Vis photos, le contenu, les recettes… Tout est très inspirant, bravo !

    J’ai deux petites questions relatives à cette recette :
    -le miso doit il est non pasteurisé pour permettre la fermentation ? En France il est plutôt difficile de s’en procurer non pasteurisé.
    – le chénopode ne pose pas de problème pour les reins ? Rapport à l’acide oxalique. J’avais lu que cuit il perdait cet acide, mais aussi par d’autres sources que la cuisson pouvait empirer la chose… Bref tout et son inverse. Qu’en pensez vous ?

    1. Post
      Author

      Bonjour,
      Merci pour votre commentaire!
      – pour le miso, il doit effectivement être non pasteurisé, il se trouve dans les magasin bio. Vous pouvez y ajouter tout autre liquide fermenté (jus de choucroute, levure), il faut tester.
      – Concernant le chénopode, effectivement, sa cuisson libère des oxalates qui peuvent augmenter le risque de calculs rénaux. Le risque est plus important si vous les consommer régulièrement, ou une très grosse quantité d’un coup. Vous pouvez les cuire à deux eaux pour réduire le taux d’oxalate, et il semblerait que le cuisson au wok le diminue également.
      https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC6352549/

      Michaël

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