Renard et échinoccocose

Échinococcose, risques et prévention lors de la cueillette des plantes sauvages

Michaël Berthoud Cueillette des plantes sauvages, Risques 48 Comments

Après vous avoir parlé du botulisme, j’ose enfin m’atteler à ce sujet si épineux et important à la fois, celui de l’échinococcose. Car s’il y a bien une question qui revient systématiquement durant chaque cours que je donne sur les plantes sauvages comestibles, c’est celle-ci: “Mais avec le pipi de renard, on fait comment??” (visualisez la grimace de la personne qui pose la question). Ce risque est un grand sujet de préoccupation parmi les cueilleurs de plantes sauvages, et je vais essayer de décortiquer les points les plus importants.


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Qu’est-ce que l’échinococcose?

Les canidés, hôtes naturels

L’échinococcose est un terme qui englobe plusieurs maladies dont les deux plus répandues sont: l’échinococcose alvéolaire (EA), causée par le ver parasite Echinococcus multiloculari, et l’échinococcose kystique (EK), causée par E. granulosus. Voilà qui se complique déjà, car on a en réalité deux maladies, donc deux facteurs de risques différents, deux pathologies, deux manières de prévenir, etc. Heureusement pour nous, les deux maladies sont apparentées et de plus, E. granulosus n’est plus présent en Suisse naturellement. On le retrouve dans le pourtour méditerranéen (Espagne, Italie) et en zone tropicale. L’hémisphère nord est quant à lui concerné par l’échinococcose alvéolaire (EA) et c’est principalement de celle-ci dont nous allons parler ici.

Les ténias adultes vivent dans l'intestin grêle du renard et peuvent véhiculer l'échinococcose.
Les ténias adultes vivent dans l’intestin grêle du renard.

L’EA est donc causée par la larve du ver parasite Echinococcus multilocularis, également appelé ténia. Les ténias adultes vivent dans l’intestin grêle du renard, qui est son hôte naturel de prédilection, plus rarement des chiens et des chats [1]. Son cycle de vie est principalement forestier. Le renard sert d’hôte final, qui excrète les œufs des parasites via les selles. D’autres petits mammifères comme les campagnols servent d’hôtes intermédiaires; ils s’infectent en ingérant des œufs, et les larves se développent dans leur foie [3]. Les selles de ces canidés contaminent donc les écosystèmes et une fois dans le sol, les œufs peuvent survivre plus d’une année en conditions humides [4].

Donc ce n’est pas le pipi qui pose problème mais le caca!

Et l’homme dans tout ça?

Le problème de l’espèce humaine est qu’elle n’est pas un hôte naturel des ténias. Une personne ingérant des œufs par mégarde peut donc développer des lésions ressemblant à une tumeur, généralement dans le foie, mais qui peuvent également être localisées dans les poumons, le cerveau et les os [5]. La croissance des larves est lente et une première phase asymptomatique dure plusieurs années, entre 5 et 15 ans, en moyenne dix [6], avant que le patient ne se plaigne de symptômes: augmentation du volume du foie, fièvre, douleurs abdominales, ictère (jaunissement de la peau)…

Cycle de vie du vers parasite provocant échinococcose chez l'homme.
Cycle de vie du ver parasite provocant échinococcose chez l’homme [6]

L’EA est une maladie hépatique grave. Les traitements se sont améliorés aujourd’hui, mais le taux de décès reste cependant de 2-4% [7].

Heureusement, il ne suffit pas d’ingérer des œufs pour tomber malade! Des programmes de dépistage populationnels ont indiqué que l’infection peut être avortée grâce à une bonne réponse du système immunitaire. Il existe une probable relation entre l’échinococcose alvéolaire et l’immunosuppression et on peut supposer que sur 100 personnes infectées, une seule contractera la maladie [6]. Par contre, dans le cas de personnes immunosupprimées – donc avec un système immunitaire affaibli – l’évolution de la maladie peut être rapide [8].

Des cas d’échinococcose en augmentation

Régions endémiques de l’échinococcose alvéolaire en Europe.
Régions endémiques (gris foncé) de l’échinococcose alvéolaire en Europe [8]

L’échinococcose alvéolaire est donc une maladie grave. Mais c’est aussi une maladie rare. En Suisse, l’incidence entre 2001 et 2005 a été 0,26 cas pour 100 000, soit 96 nouveaux cas. Cela représente environ 16 nouveaux cas par an en moyenne [8]. En France, on a observé 8 à 29 cas par ans entre 1982 et 2009 [9].

En Suisse (dans le nord des Alpes), 30% des renards sont infectés par E. multilocularis en moyenne, aussi bien en ville qu’en campagne [8]. Et en Pologne, l’ADN de E. multilocularis a été détecté dans 23% des fruits, végétaux et champignons collectés dans des forêts, jardins et plantations [10]. Le risque d’infection semble avoir augmenté ces dernières années. Ceci s’explique par une cohabitation de plus en plus forte des renards et des campagnols en zone urbaine [2].

Il arrive souvent que des agriculteurs participent à mes cours sur les plantes sauvages. Plusieurs d’entre eux m’ont confirmé que les renards visitent leurs champs régulièrement. Ce qui implique que les légumes du marché ou du supermarché sont aussi potentiellement contaminés. Il ne s’agit pas uniquement d’une histoire de cueillette et de milieux naturels!

En résumé, les œufs sont présents un peu partout dans nos écosystèmes et même dans nos champs, la présence du ver est endémique. Mais heureusement, la maladie reste rare.

Facteurs de risque de l’échinococcose

Nous avons vu comment se développe l’échinococcose et d’où elle vient. La question qui se pose maintenant est: qui sont les personnes à risque? Quel est le danger pour un cueilleur de plantes?

Cette question, des scientifiques se la sont déjà posée. Une étude allemande de 2004 [3] a évalué statistiquement quels sont les facteurs de risque et les a classés par ordre d’importance. Le chiffre du graphique ci-dessous est la mesure statistique mesurant l’effet pour chaque facteur. Plus il est élevé, plus le risque est grand.

Facteurs de risque de l’échinococcose alvéolaire
Les facteurs de risques de l’échinococcose alvéolaire sont classés par ordre croissant [3].

Ce qu’il faut bien avoir en tête, c’est que la recherche est encore en cours et qu’il reste beaucoup d’inconnues. Toutes les études ne donnent pas les mêmes résultats. De ce que j’ai pu comprendre grâce à cette étude et à d’autres, c’est qu’il y a 3 groupes à risques majeurs.

Les 3 groupes à risque

1 – L’agriculture est probablement le facteur de risque identifié le plus important ; les trois quarts des patients étaient agriculteurs et les 2/3 des cas étaient liés à l’agriculture. Ils manipulent la terre au quotidien, et pourraient même inhaler les œufs par voie orale!

Le deuxième groupe à risque serait – 2 – les possesseurs de chiens, surtout s’ils vadrouillent et consomment de petits animaux. En reniflant, creusant la terre et chassant, ils peuvent se contaminer et ainsi rapporter des œufs sur le pelage au domicile. Ceci est confirmé par une étude chinoise qui a trouvé que le nombre de chiens possédés dans le temps, et le degré de contact avec ceux-ci était le facteur de risque le plus important. [11].

Un troisième groupe à risque identifié par une autre étude est celui – 3 – des chasseurs [12]. On comprendra facilement que le risque en manipulant un renard sans gant ni masque est grand.

Le renard défèque souvent sur une souche ou un point élevé [15].

Et la cueillette des plantes sauvages?

L’étude allemande n’a pas révélé que manger des végétaux crus, des salades, herbes, baies ou champignons était un facteur de risque important, tout comme avoir un jardin. Par contre, manger des fraises non lavées ou mâcher de l’herbe est apparu comme étant plus à risque que le groupe témoin. L’étude japonaise de Yamamoto a également fait ressortir que la consommation d’eau de source est un facteur de risque important. Toujours selon celle-ci, de toutes les activités en forêt, la collecte de bois est celle présentant le facteur de risque le plus élevé. Je vais m’arrêter ici, car sinon on va avoir le tournis 😉

En conclusion, il existe un risque à manger des plantes sauvages crues, mais il est plus faible que posséder un chien vadrouilleur, être agriculteur ou chasseur.

Comment se débarrasser des œufs responsables de l’échinococcose

Le but de cet article est de voir ce qu’on peut faire pour prévenir cette maladie. Il est important de décrypter ce qui marche de ce qui ne marche pas, et ce pour quoi on n’a aucune idée. Là aussi, des scientifiques ont tenté de savoir comment s’en débarrasser et voici ce qu’ils ont trouvé [4].

Ce qui ne marche pas

  • La congélation à -20°C: ne tue pas.
  • Les agents chimiques commerciaux ne tuent pas.
  • Éthanol (alcool) à basse concentration ne tue pas en 24h.

Ce qui détruit les œufs

  • La congélation à -83°C : tue en 2-3 jours
  • Chauffer 2h à 43°C
  • Chauffer 1 min à 100°C

Ce dont on n’a aucune idée

  • Le vinaigre: le vinaigre est bactéricide, car il fait baisser le pH. Mais je n’ai trouvé aucune étude affirmant que cela pourrait avoir une influence sur les œufs de E. multilocularis. Je n’ai pas trouvé non plus à quel pH (quelle acidité) ils seraient détruits. Laver votre cueillette au vinaigre va peut-être enlever quelques bactéries, mais il n’est pas du tout sûr que cela ait une influence sur le risque d’échinococcose. En plus, il faudrait savoir quelle dilution utiliser et durant combien de temps!
  • Le bicarbonate de soude: là aussi, je n’ai trouvé aucune information sérieuse.
  • L’action du Soleil. Une lectrice du blog m’a dit avoir lu que cueillir des plantes en plein Soleil est sans danger. Bien que les UV soient bactéricide, je n’ai lu aucune mention d’une telle efficacité sur le risque d’échinococcose. Et je ne pense pas que l’on puisse vraiment l’étudier, car beaucoup de facteur entrent en jeu (quantité d’uv, temps dans votre main avant de mettre dans le sac etc…).
  • La lacto-fermentation: Comme pour le vinaigre, la question est à quel pH les œufs sont-il détruit, et je n’ai pas trouvé… Donc la lactofermentation tue des bactéries par son acidité, ce qui en fait une méthode de conservation très sûre, mais je ne sais pas si elle tue les œufs des parasites (qui ne sont pas des bactéries).

De nombreuses personnes lavent leur récolte au vinaigre ou au bicarbonate. Si vous avez une référence à ce sujet, partagez-le-nous en commentaire! En attendant, vous pouvez le faire, mais vous n’aurez aucune certitude que cela va être efficace. D’ailleurs, les organismes étatiques de prévention n’en font aucune mention à ma connaissance.

C’est donc uniquement la cuisson qui permet d’éliminer le risque à 100% (jusqu’à preuve du contraire).

Prévenir l’échinococcose

Lorsque je débutais dans mes premières récoltes, les personnes avec qui je prenais des cours n’étaient pas du tout inquiètes de ces risques (on faisait des salades sans les laver par exemple). Donc j’ai moi-même négligé de m’y intéresser durant longtemps, jusqu’à la rédaction de mon premier livre. À ce moment, je me suis dit qu’il fallait que je fasse mes propres recherches. Aujourd’hui, mon point de vue a quelque peu évolué.

Voyons à présent les points que je trouve les plus importants pour prévenir les risques.

Apprendre à reconnaître les traces de renard

L’échinococcose est un sujet sérieux et inquiétant de premier abord. Mais pourquoi ne pas tourner la chose différemment? Saisissez cette occasion pour vous intéresser au renard. C’est un animal fascinant!

Si vous récoltez des plantes sauvages régulièrement en milieux forestiers, ouvrez les yeux et les narines. Il arrive parfois que l’on sente une odeur désagréable d’excrément. Vous arriverez facilement à repérer les crottes. Le renard les pose pour marquer son territoire, généralement sur un monticule de terre, une souche, en haut d’un talus. Peut-être y a-t-il comme un sentier à proximité (de l’herbe couchée qui s’enfonce dans la forêt). Il a ses habitudes et il est donc fort à parier qu’il défèque ici régulièrement. Vous savez maintenant qu’il faut éviter l’endroit!

Crotte de renard pouvant contenir des larves provocant l’échinococcose alvéolaire
Crotte de renard en milieu urbain [13]

Récoltez en hauteur si possible

Une des manières les plus simples d’éviter les risques est de récolter en hauteur. Il n’existe aucun risque à ramasser des fruits sauvages à plus de 50cm du sol. De la même manière, une fleur dont le bouton s’épanouit en dehors du sol présentera un risque limité, contrairement à des feuilles en rosette couchées sur la terre.

Le risque est donc plus prononcé pour les plantes au contact du sol comme le pissenlit ou ail des ours.

Sortez des chemins et des zones urbaines

Il est impératif de récolter vos plantes sauvages loin de chemins, car c’est là que la fréquentation des chiens est la plus grande, mais également celle des renards durant la nuit. En ville, il faudra être plus vigilant encore et préférer les plantes hautes et les arbres fruitiers.

Cuire les aliments

S’il y a un point sur lequel tout le monde est d’accord, c’est que la seule manière d’être sûr à 100% que le risque est nul est la cuisson de sa récolte. Il n’y a donc aucun souci à se faire de bons gratins, tartes, quiches et autres mets mijotés.

Le risque est présent uniquement lors de la consommation de plantes sauvages crues.

Si vous faites un pesto d’ail des ours, mieux vaut laver votre récolte avant.

3 lavages à l’eau pour un pesto!

Tous les organismes et études que j’ai lus conseillent de bien laver sa récolte. C’est logique, les œufs se trouvent dans le sol, puis sur une plante à son contact. Même si ce n’est pas une garantie comme la cuisson, un bon lavage doit pouvoir enlever une grande partie des œufs. Donc dès que l’on fait une salade, un pesto ou toute autre préparation crue, il convient de laver sa récolte généreusement!

Je préconise aujourd’hui trois lavages successifs à l’eau.

De la même manière qu’on doit laver un légume un peu terreux plusieurs fois, faites-le pour toutes vos récoltes, même si vous ne voyez pas de terre, les œufs sont invisibles à l’œil nu.

Vous êtes à risque? Cuisez!

Nous avons vu plus haut que de nombreuses personnes ingèrent des œufs sans le savoir et ne développe pas la maladie car leur système immunitaire et suffisamment fort. Le risque de contracter la maladie semble donc plus important pour les personnes immunosupprimées – donc avec un système immunitaire affaibli.

Si vous êtes immunosupprimé ou convalescent, cuisez toutes vos récoltes.

Les vermifuges naturels

Il existe différents vermifuges naturels que vous pouvez utilisez en prévention. La médecine allopathique n’en parle pas du tout. Il faudra se tourner du côté de la naturopathie, plus axée sur la prévention. Le savoir populaire traditionnel est également dépositaire de certaines pratiques. Les deux que je connaissent sont les graines de courges (moulues dans du miel par ex) et le brou de noix (sous forme de teinture).

Une forme de prévention serait d’en faire une cure annuelle de 20 jours. Nous sommes en train de tester la teinture de brou de noix avec Marie et je pourrais certainement vous en parler de manière plus approfondie prochainement!

Prévention pour les enfants

Certains d’entre-vous m’ont fait part de leur anxiété pour leur enfants. Ce qui est préconisé pour les enfants jouant dans la nature est de leur enseigner à ne pas manger de la terre et des plantes crues poussant au sol. Veillez à qu’ils se lavent les mains en rentrant de l’extérieur.

En résumé

L’échinococcose fait un peu peur, mais cela ne doit pas vous décourager pour autant de récolter des plantes sauvages! Dans le doute, cuisez vos récoltes. Sinon, lavez-les consciencieusement. Les plantes sauvages sont pleines de nutriments qui renforceront votre santé et votre système immunitaire. Et comme on l’a vu, il y a un lien entre cette maladie et l’immunité.

Voici donc les points clés à retenir, provenant de l’office fédéral suisse de la santé, adaptés par mes recherches [1]:

  • Laver soigneusement les plantes comestibles de la forêt poussant près du sol (baies, champignons, etc.), surtout si vous les mangez crues. Je vous propose trois lavages successifs.
  • Les cuire.
    • Si vous êtes immunosupprimé, malade ou convalescent, cuisez vos récoltes.
    • Si vous ne le sentez pas, que vous ayez des doutes, cuisez!
    • Valable aussi pour les légumes, les salades et les baies provenant de cultures de plein air et les fruits tombés au sol.
  • Se laver soigneusement les mains après avoir travaillé la terre.
  • Une très bonne hygiène est également requise en cas de contact avec des chats et des chiens en contact avec des rongeurs. Les animaux devraient être régulièrement vermifugés.
  • Les chiens qui chassent les souris devraient être vermifugés tous les mois.
  • Dans les zones d’habitation, les crottes de chien devraient être systématiquement ramassées.
  • Lorsque des renards sont trouvés morts ou tirés lors de la chasse, il faudrait les manipuler avec des gants en plastique, puis se laver soigneusement les mains.

Et vous, qu’en pensez vous?

N’hésitez pas à nous faire part de vos expériences et comment vous vous sentez en commentaires!

Après la publication de l’article, je vous ai proposé de réponse à un sondage. Merci à tous, vous avez été 546 à y répondre et je ne m’attendais pas à cela. Voici les résultats!

Vous êtes une large majorité à prendre des mesures de précaution, et tout de même 20% à ne pas avoir peur et ne prendre aucune mesure. Et environ 4% à être relativement préoccupé, voire ne consommer aucune plante sauvage.

Au niveau des précautions, c’est le lavage à l’eau qui est le plus utilisé (~40%), ce qui parait tout de même logique, puisque c’est la manière la plus simple. Vous êtes assez peu à ne prendre aucune mesure du tout (3.8%) et aussi assez peu à ne pas manger de cru.

A noter qu’il y avait un petit bug et vous ne pouviez choisir qu’un méthode ce qui est dommage. Je ferai mieux la prochaine fois!

Références

  1. OFSP, Ténia du renard (Echinococcose)
  2. OFSP Rapport concernant la surveillance des zoonoses et des foyers de toxi-infection alimentaire 2020 (PDF, 1 MB, 15.02.2022)
  3. Kern P, Ammon A, Kron M, et al. Risk Factors for Alveolar Echinococcosis in Humans. Emerging Infectious Diseases. 2004;10(12):2088-2093. doi:10.3201/eid1012.030773.
  4. Veit P, Bilger B, Schad V, Schäfer J, Frank W, Lucius R. 1995. Influence of environmental factors on the infectivity of Echinococcus multilocularis eggs. Parasitology, 110(Pt 1), 79–86.
  5. McManus DP, Zhang W, Bartley PB. Echinococcosis. Lancet 2003;362:1295-304.
  6. Beldi Guido, Müller Norbert, Gottstein Bruno, L’échinococcose alvéolaire, Forum Med Suisse 2017;17(36):760-766
  7. McManus DP, Gray DJ, Zhang W, Yang Y, Diagnosis, treatment, and management of echinococcosis [archive], BMJ, 2012;344:e3866
  8. Chappuis, F. (2012). ‘Echinococcose : la menace du renard urbain’, Rev Med Suisse 2012; volume -2. no. 340, 989 – 993
  9. M Piarroux (1), R Piarroux (1), J Knapp (1), I Capek (2), S Bresson-Hadni (1) et l’ Observatoire de l’échinococcose alvéolaire, L’échinococcose alvéolaire en France de 1982 à 2005, [archive]
  10. Lass A., Szostakowska B., Myjak P., Korzeniewski K., The first detection of Echinococcus multilocularis DNA in environmental fruit, vegetable, and mushroom samples using nested PCR, Parasitol. Res., 114 (2015), pp. 4023-4029.
  11. Yamamoto N., Katakura Y., Miyake H. Risk factors for human alveolar echinococcosis: A case-control study in Hokkaido, Japan. Ann. Trop. Med. Parasitol., 95 (7) (2001), pp. 689-696
  12. Laivacuma S, Deksne G, Jokelainen P, Ivanovs A, Zaharova L, Zeltiņa I, Vīksna L, Krūmiņa A. Risk Factors for Human Cystic Echinococcosis in Latvia. Vector Borne Zoonotic Dis. 2019 Jun;19(6):430-433. doi: 10.1089/vbz.2018.2354. Epub 2019 Feb 25. PMID: 30801230.
  13. Image de crotte de renard. http://randorif.canalblog.com
  14. Photo par Sunguk Kim.
  15. Photo par Federico Di Dio photography

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Commentaires 48

    1. Post
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  1. Super article, merci !
    Il y manque cependant quelques précisions :
    – la durée de vie des oeufs (24-48 h?)
    – leur rayon de dispersion (2-4 m?)
    – le fait que les jardins potagers sont certainement bien plus impactés que les forêts !

    1. Post
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      Bonjour Valérie,
      Merci de votre retour! Pour les précision:
      – la durée de vie des oeufs (24-48 h?): c’est dans l’article: les œufs peuvent survivre plus d’une année en conditions humides [4].
      – leur rayon de dispersion (2-4 m?): je n’ai malheureusement pas cette information…
      – le fait que les jardins potagers sont certainement bien plus impactés que les forêts: c’est possible, là aussi je n’ai pas trouvé de comparaison entre les milieu urbain et naturels. Ce qu’on sait, c’est que les deux sont très impactés!

      Belle journée
      Michaël

  2. Hello les voisins,
    Félicitations pour votre article, sujet très intéressant et préoccupante, je me réjouit du printemps et faire des récoltes, j’ai déjà mangé ma 1ere salade de dents de lion, hmmm tout tendres plaisir de se revoir.

    1. Post
      Author
  3. Bonjour, merci pour cette recherche et le résumé ! Au sujet des vermifuges, apparemment en Amérique du Sud, c’est une pratique faite au moins annuellement, mais je ne sais pas s’il y a des études sur l’échinococcose là-bas ? Je mange quasi journellement des graines de courge, souvent de l’ail, lave jusqu’à maintenant rarement, plutôt s’il y a de la terre,… avec l’idée de garder un maximum de nutriments.. Je vais réfléchir à laver rapidement plus souvent. Mais que penses-tu des pertes après 3 lavages (et 3 moments d’attente humides)?

    1. Post
      Author

      Bonjour Laetitia,
      Oui il y a des populations qui pratiquent la vermifugation (si c’est comme ça qu’on dit 🙃) régulièrement. En Amérique du Nord, c’est le brou de noix justement.
      Si tu ne laisse par les plantes dans l’eau trop longtemps, tu ne va pas perdre beaucoup de nutriments en lavant, même trois fois à l’eau froide. Mais cela va surtout dépendre du type de plante car certaines sont plus fragiles.
      Amitiés
      Michaël

  4. Merci c’est l’article le plus intéressant que j’aie lu depuis longtemps! Surtout moi qui fais école en forêt régulièrement avec ma classe!

    1. Post
      Author
  5. J’ai entendu dire que les œufs étaient tués par une exposition de moins d’une heure aux UV, et que cueillir en plein soleil était sans aucun danger.

    1. Post
      Author

      Bonjour Martine,
      Les UVs ont effectivement une action bactéricide. J’ai moi-même un filtre uv à la maison pour filtrer notre eau de source qui est non potable.

      Par contre, je ne suis vraiment pas convaincu par l’hypothèse qu’une cueillette en plein Soleil élimine le danger de l’échinococcse. En tout cas, je n’en ai vu aucune mention dans les nombreuses études que j’ai lu. Sans référence sûre, je me méfierai de cette pratique.

      Amitiés
      Michaël

  6. Hey!
    Merci pour cet article.
    J’aimerais bien avoir plus d’info sur le diagnostic.
    Est ce que le séchage permet de s’en débarrasser ?
    Merci et belle journée ☀️

    1. Post
      Author

      Bonjour!

      “Le diagnostic de l’échinococcose alvéolaire repose sur les données cliniques et épidémiologiques, l’imagerie, la sérologie, l’histopathologie et la détection de matériel génétique parasitaire par PCR (polymerase chain reaction). Une perturbation des tests hépatiques (par exemple : élévation des transaminases, de la phosphatase alcaline et/ou de la bilirubine) est souvent présente.”

      Suite de l’article qui détaille chacun des points (revue médicale suisse):
      https://www.revmed.ch/revue-medicale-suisse/2012/revue-medicale-suisse-340/echinococcose-la-menace-du-renard-urbain

      Amitiés
      Michaël

  7. Bonjour à tous

    Merci pour vos sujets qui sont très documentés et intéressants.
    J’habite les Vosges donc proche de la nature et des forêts depuis ma naissance (74 ans), j’ai toujours cueilli et ramassé des baies, feuillages, champignons sans prendre de précautions particulières.
    Je ne lave pas systématiquement, lorsque je me promène en forêt, il m’arrive régulièrement de cueillir quelques feuilles d’oxalis et de les mâcher comme un bonbon, peut-être est-ce une erreur ? Cela ne m’a pas porté préjudice donc je persévère… et que dire des brimbelles (myrtilles), qui ne sont pas forcément dégustées en tartes !
    En conclusion : je n’ai pas peur !

    1. Post
      Author

      Bonjour Danièle,
      Merci de votre retour et du partage de votre expérience. Vous ne vivez pas dans la peur et je vous en félicite 🙂
      Après toutes ces années de cueillette et dégustations de plantes en nature, je crois que vous n’avez pas de souci à vous faire, votre système immunitaire fait son travail comme il faut!

      Amitiés
      Michaël

    1. Post
      Author
  8. bonjour, je connais l’échinococcose depuis 20 ans, j’ ai perdu un chat à l’age de 10 ans, un cancer du foie s’est déclaré. Nous l’ avons soigné pendant 1 an avec des anti-inflamatoir. Elle a du contacté
    l échinococcose lors de vacances passées régulièrement dans la montagne bourbonnaise dans l’allier,
    ou il y a une population importante de renards. Je reste donc vigilante lors de mes ceuillettes sauvages.

    1. Post
      Author
  9. Bonjour, merci pour cet article passionnant et détaillé!
    Pour ajout et si je ne me trompe pas, l’ail (sous toutes ses formes) est un puissant vermifuge naturel pour les humains mais que l’on peut aussi donner à nos chiens et chats pour les vermifuges régulièrement sans les assommer de médicaments.
    J’ai lu aussi que le clou de girofle et le curcuma (entre autres) aidaient à lutter contre les vers intestinaux.
    Bonne journée et vivement le prochain article😊

    1. Attention, l’ail est déconseillé pour nos animaux de compagnie! Surtout cru, forme la plus efficace en vermifugation….
      Par contre, comme évoqué dans l’article, pas de souci sur la courge…

      1. Post
        Author
  10. Comment se comporter quand on vit a la montagne et que les enfants joue dans la terre ? Cette vigilence m engoisse car je suis anxieuse de nature et j aspire à la simplicité… que faire, beaucoup de renard sont visibles même le jour dans mon village!

    1. Post
      Author

      Bonjour Ja,
      Je vous remercie de votre question et votre partage, cela m’a incité à rajouter des recommandations pour les enfants dans l’article :”Prévention pour les enfants”.

      Michaël

    1. Post
      Author
  11. Très très intéressant cet article, je recommande volontiers, s’informer est très enrichissant: merci infiniment pour ce partage !

    1. Post
      Author
  12. bonjour michaël,
    merci pour le partage.
    nous avons justement échangé à ce sujet il y a deux jours lors d’une sortie cueillette de plantes sauvages en haute-savoie.
    pour la vermifugation je veux bien ton partage sur la manière dont tu la pratiques ; j’avais lu il y a quelques années qu’il fallait accompagner d’une plante qui évacue les toxines relâchées par les vers.
    pour le formulaire, pour les “précautions”, il est indiqué “choix multiples” toutefois il y en a un seul qui est pris en compte.
    beau début d’après-midi.

    1. Post
      Author
  13. Merci pour ce bel article.
    A savoir aussi qu’il existe un test via prise de sang qui permet de détecter l’échinococcose avant que les dégâts soient irréversibles. Comme le développement de la maladie est lent un tel contrôle une fois par année voire tout les deux ans évite les gros soucis !

    1. Post
      Author
  14. Merci pour cet article très complet et rempli de bon-sens. Cette maladie existe réellement et ce n’est pas à prendre à la légère. Mon mari l’a eue et c’est grave !
    Merci pour cette mise en garde !

    1. Post
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  15. Merci bcp Mickaël 🙏
    Je cherchais à étudier la question de très près pour pouvoir expliquer cette maladie et les précautions à prendre aux participants des sorties découvertes des PSC que je commence à organiser et j’arrive sur ton dossier : mille mercis pour ton travail de fond et de précision 🌸🌿
    Sandrine.

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  16. Bonjour,

    Je faisais des recherches sur les vers causés par les chiens et je tombe sur votre excellent article, un grand merci !

    Nous venons d’emménager sur un terrain où habitaient des chasseurs. Sur ce terrain, il y avait un chenil et le propriétaire avait pour habitude de laver à grande eau les chenils, l’eau dévalant le terrain en pente en dessous, avec en prime les selles des chiens laissés là, su la terre du jardin en dessous.

    Nous souhaitons jardiner (nous nous lançons dans l’autonomie alimentaire, c’est donc un grand projet !) mais cette infestation probable nous bloque possiblement pour quelques années… Nous sommes vraiment embêtés !

    Je cherche désespérément à savoir s’il est possible de faire analyser notre terre pour rechercher les cestodes et nématodes indésirables mais toutes mes recherches aboutissent aux analyses de terre type Ph et compagnie. Rien sur les vers. Avez-vous plus d’informations à ce sujet ? Quelque chose pour nous guider ?

    Faire pousser et tout jeter est actuellement très frustrant (on se dit qu’on améliore notre terre en attendant, mais quand même…), surtout si l’on doit faire ca un ou deux ans !

    Un grand merci

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      Bonjour Alice,
      je suis navré de votre situation. Je ne connais pas de laboratoire proposant ce service… Certaines études mentionnent une durée de vie des oeufs de 1an jusqu’à trois ans. Rappelez-vous que tout ce qui est cuits ne présente aucun risque!
      N’hésitez pas à revenir ici si vous trouvez un labo pour partager l’adresse.
      Bonne continuation
      Michaël

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  17. Excellent article de synthèse.
    As-tu utilisé l’étude de 2013 “Populations at Risk for Alveolar Echinococcosis, France” ( https://wwwnc.cdc.gov/eid/article/19/5/12-0867_article ) ? Je ne la vois pas dans tes références, et elle est très intéressante, notamment sur les facteurs de risques qui ressortent de l’analyse, et qui diffèrent un eu de ceux de l’étude allemande de 2004

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